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Respecter le temps de pause repas des salariés

En boulangerie, la pause repas n'est pas institutionnalisée. Quelques règles permettent de cadrer les pratiques pour le bien-être des salariés

Laura DURET Laura DURET
Posté le 31 mars 2020 - 2 min de lecture

Le repas : fourni ou indemnisé ?

Le code du travail n'oblige pas les employeurs à fournir le repas à leurs salariés. Chaque entreprise peut donc choisir de le proposer ou non. Lorsqu'elle ne nourrit pas ses salariés, une entreprise de boulangerie doit malgré tout s'acquitter d'une indemnité journalière pour frais professionnels qui s'élève à 5,48 € en 2020.

Trois fédérations ont précisé la convention collective par des avenants qui autorisent les boulangers à proposer un “avantage en nature pain”. Chaque jour, les salariés peuvent bénéficier de deux pains de 400g et d'une baguette en Indre-et-Loire (accords de janvier 1992), 2 pains de 400g en Meurthe-et-Moselle (accords du 12 avril 1973), un pain dit “restaurant” ou deux baguettes par jour travaillé dans les Bouches-du-Rhône (accords du 6 octobre 1998). La valeur de cet avantage en nature doit figurer sur les fiches de paie pour déterminer le salaire brut, puis déduit du net à payer. 

Faut-il payer la pause repas ?

Si le repas n'est pas fourni, une pause minimum de 20 min est malgré tout obligatoire après 6h consécutives de travail. Pour les employés mineurs, elle doit être de 30 min toutes les 4h30. Il n'est pas possible de la fractionner, comme le précise un arrêt de la Cour de cassation du 20/02/2013. L'employeur peut néanmoins autoriser de courtes pauses supplémentaires (cigarette, café...) à d'autres moments de la journée. La convention collective ne prévoit pas de rémunérer les pauses, à condition qu'elles ne soient pas du temps de travail effectif.

C'est à dire que le salarié peut vaquer à des occupations personnelles (téléphoner, se restaurer, etc...) sans être sollicité par son employeur, même s'il doit rester sur son lieu de travail pendant la pause. Le patron peut en effet l'exiger, pour des questions sanitaires par exemple (ne pas sortir de la boulangerie en tenue de travail). Si au contraire on demande au salarié de rester mobilisé (surveiller une cuisson, servir les clients, etc), ce temps doit être rémunéré.

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